1782-1790   Alexandre Brown et les grands travaux
 
A la mort de Le Normand en 1782, Alexandre Brown, anglais d’origine, jardinier à Choisy est choisi. On lance enfin les aménagements tant réclamés pour améliorer les cultures : rétrécissement du grand bassin, transformation du perron de la terrasse du Midi en escalier à deux rampes, et des Onze jardins, jugés trop humides, en cinq jardins… Pour permettre l’accès des charrettes, deux des terrasses sont transformées en rampes de pente douce. Une nouvelle grille est installée face à la rue d’Anjou, pour communiquer avec le quartier du Parc-aux-Cerfs qui s’est progressivement construit autour de la cathédrale Saint-Louis édifiée en 1740. Après ces travaux colossaux, on songe en 1787 à doter le Potager de nouveaux moyens pour poursuivre le développement des productions, comme des serres chaudes sur une des terrasses de la Figuerie qui sera finalement comblée. En 1790, lorsque, à la mort de Brown, Gondouin prend sa succession, le nouveau maître du Potager est donc à la tête d’un jardin entièrement rénové.
 

1790-1805   Dans la tourmente révolutionnaire
 
Pourtant, le Potager connut alors une longue période d’incertitude. Il fut déclaré “très susceptible de location, soit en partie, soit en totalité”, par le directoire du district de Versailles, en 1793, puis loué en huit parcelles à des particuliers, après la dispersion aux enchères des outils et des plantes, dont les huit cents ananas.
Ce moment marqua la première tentative d’utiliser le Potager comme un lieu pédagogique. Les locataires sont expulsés et Antoine Richard, botaniste réputé, est chargé en 1798 d’installer au Potager le jardin expérimental de l’Ecole centrale de Versailles créée par la Convention. La tradition expérimentale du Potager demeure, avec l’installation, entre 1801 et 1815, dans le Clos des Asperges et les Onze, de la “Pépinière nationale” pour sélectionner les meilleures variétés fruitières.

1805-1873   Le retour à la production
 
Cependant, le Potager revient à la Couronne avec la fin de la République et retourne à sa vocation productive ; le comte Lelieur prend possession du Potager très abîmé par ces années.
Le Potager retrouve un nouvel élan jardinier. Le comte Lelieur replante beaucoup, renouvelle la collection. Il rétablit aussi la culture des primeurs, et celle des asperges...
Placide Massey le remplace en 1818 et introduit à son tour de nouveaux légumes, développe les cultures hâtées et exotiques, grâce notamment, à partir de 1829, à l’utilisation du thermosiphon, qui permet de chauffer les serres par circulation d’eau chaude. Une nouvelle tentative en 1848 de transformer le Potager de Versailles en jardin d’application pour l’Institut d’agronomie nouvellement créé au sein du château de Versailles échoue à son tour.

En savoir + La liste des fruits et
des légumes de La Quintinie
Bibliographie Site Internet du Château de
Versailles
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de 1678 à 1691 de 1691 à 1782 de1782 à 1873 de 1873 à 1995 Aujourd'hui Lire la suite