n° 8 - Varia

 
 

Juillet 2002

Le paysage intéresse. Il nous regarde, ça nous regarde. La manière de le voir nous préoccupe autant que celle de le fabriquer. Il y a les images de paysages. Toutes les peintures, les photographies, les films, les cartes postales, les plans, les mappemondes, ces objets qui donnent parfois l'impression que le paysage est une image. Mais le paysage se traverse, on l'habite, on le fabrique sans cesse, avec des projets volontaires, modestes ou ambitieux, avec sa fréquentation, ou encore son abandon. Il contient sa propre dynamique, ses poussées, ses inclinations, ses chutes, parfois au ralenti, toujours en mouvement. Il faut marcher, parcourir, faire des écarts pour saisir le paysage. Ce numéro des Carnets du paysage invite à une démarche corporelle, et même sensuelle, autant qu'intellectuelle. La vue prédomine, mais les autres sens ne doivent pas s'effacer. Si nous ouvrons ces pages le plus largement possible à de nombreux champs de connaissance, à de nombreuses pratiques, c'est pour restituer la complexité du paysage, en faire jouer, bien plus que les facettes, les superpositions, les chevauchements, les sédimentations et les mélanges qui le constituent.
 
 
 
 

Varia

Landscapes fascinate. We can stare at them for hours. And the way we contemplate landscapes preoccupies us as much as the way we produce them. There are images of landscapes, the paintings, photographs, films, postcards, maps, and globes that all give the impression sometimes that the landscape is an image. But a landscape is a journey, it is inhabitable, we are constantly in the process of constructing landscapes, with headstrong, modest or ambitious projects ; landscapes become familiar or abandoned. A landscape contains its own dynamics, thrust, inclinations, and falls, sometimes in slow motion, always in movement. To really grasp a sense of landscape, you have to use your legs, take the car, and go out of your way. As well as an intellectual approach to the theme, this issue of Les Carnets du paysage adopts a bodily and even sensual approach. Vision predominates but the other senses should not be forgotten either. This issue opens up the debate to the widest possible fields of enquiry and application, in the aim of recreating the complexity of landscapes and to bring into play the different facets, superimpositions, overlapping layers, sedimentations and combinations that make up landscapes.
 
 
 
 
Carnets paysage 8_Varia