Workshop EDF Lac du Flumet (Isère) février 2017

 
 

Paysage hydroélectrique en montagne

« Quelles valorisations et représentations artistiques du lac aujourd’hui ? Demain ? »

Restitution workshop au lac du Flumet

ENSP Versailles-Marseille, chaire paysage énergie / EDF, UP Alpes - Domaine Concessions Eau Environnement Territoire

 Avec la participation des étudiants : Nakita Lameiras Ah-kite, Clément Bigot, Lucie Garzon, Geoffrey Léger, et Mathilde Métral,

Équipe encadrante : Cécile Dauchez, artiste plasticienne, et Laurence Robert, paysagiste DPLG

5 jours, du 12 au 17 février 2017


Lundi, la visite de la centrale hydroélectrique du Cheylas nous permet de descendre à 65 mètres sous terre, et de nous approcher d'une machinerie, d'un mécanisme aussi simple que complexe. Des vases communicants à plusieurs dizaines de kilomètres les uns des autres, des plans d'eau, bassins, lacs, qui se vident et se remplissent heure après heure pour produire ou stocker de l'énergie ; des galeries de près de 6m de diamètre reliant les vallées, transperçant des montagnes.

L'après-midi, la promenade autour du lac avec l'équipe d'EDF sera suivie de la visite du musée d'histoire Jadis Allevard, en compagnie de son directeur, Mr Voisenon.

Mardi, nous prenons la mesure d'un passé de villégiature aux thermes d'Allevard, reconnus pour les qualités bienfaisantes et curatives d'une eau de source soufrée.

Mercredi matin, 6h30. Deux jours après notre descente dans les profondeurs de la terre, nous nous élevons cette fois à 500 mètres au-dessus du lac, invités par le maire de Crêts en Belledonne, à gravir la montagne de Brame Farine.

Nous rencontrons et échangeons ainsi avec les élus de deux communes qui se font face : Saint_Pierre d'Allevard (récemment rebaptisé Crêts en Belledonne), et Allevard, séparées par le lac du Flumet. L'une est attachée à l'écologie, la botanique, le vivant, la promenade, la randonnée, le « déjà là ». L'autre a l'idée de faire de ce lac un point d'attrait, un rendez-vous touristique.

Sur une chose, elles sont d'accord, le lac et la promenade qui le ceint constituent « la place publique », le lieu de rencontre de tous : enfants, parents, curistes des bains d'Allevard, anciens, jeunes, sportifs (cyclistes, coureurs, planeurs, marcheurs, etc), touristes. Tout le monde profite de cette promenade horizontale, à l'ombre ou au soleil, dans le bruit des voitures ou le silence des bois, tout au long des journées, rythmées par le marnage de l'eau du lac qui couvre et découvre des îles de sédiments.

L'histoire du lieu nous est contée. On imagine l'avant, la dépression, la cuvette, le marais, la route au milieu, la chapelle, les maisons tout contre, évacuées.

Les étudiants de l'Ecole Nationale Supérieure du Paysage de Versailles/Marseille (Geoffrey, Mathilde, Lucie, Clément, Nakita), se font l'écho de l'histoire et de la géographie de ce paysage et de ce(ux) qui le compose(nt), l'habite(nt) : la matière, la teinte, la texture des lieux.

Les recherches plastiques et la production artistique engagée pendant cette semaine permettent d'inventer une forme originale de restitution, mise en scène articulée autour des différentes créations des étudiants.

C'est la puissance poétique qui relie et fédère.

 
 
 
 

Itinérances autour du lac : recueil de poèmes et récits illustrés(transferts et dessins à l'encre).

 
 
 
 

Echo-Narcisse : vidéo, son, couleur (2') : un montage filmique et sonore à partir d’aquarelles originales, illustre de manière onirique et sensuelle le paysage passé, présent.

 
 
 
 

Quatre entretiens audio de passants et usagers du lac, expriment la mémoire, l'imaginaire et les représentations qu'ils en ont (10')

 
 
 
 

Lac du Flumet : vidéo, son, couleur (9') /un film en plans fixes montre autant la banalité que l’extraordinaire, évoluant de vues d’ensemble à des plans serrés, du jour à la nuit.

 
 
 
 

Cet atelier intense et passionnant, ce travail d'investigation est sans aucun doute un préambule à un état des lieux, un schéma d'intentions, une esquisse, un projet du paysage que constitue le lac du Flumet, pourquoi pas à une échelle plus large, celle de la vallée de la Maurienne ?

 

Cécile Dauchez, artiste plasticienne, enseignante vacataire à l'ENSP Versailles/Marseille

Laurence Robert, paysagiste dplg, enseignante vacataire à l'ENSP Versailles/Marseille

« En une semaine, vous nous avez apporté : un regard sensible, fédérateur et apaisé, des usages aux abords du lac, des restitutions et productions artistiques, d'une grande qualité.

Merci pour ce diagnostic artistique des usages aux abords du lac. Il est riche en pistes de travail pour EDF et les communes. Cette première étape va nous permettre de préciser les projets des communes pour l'aménagement des abords. De notre côté nous en tirons des enseignements pour notre projet de désensablement de cette retenue. »

Catherine Turlier, Jérémie Neuville, Sandra Perraud, EDF UP Alpes.