Cours de communication

 
 

Projet de paysage et d'aménagement du territoire

 
 
 
 

Coordinateurs

 
 
 
 

Intervenant

Olivier Mongin

 
 
 
 

Objectifs

  • Les 20 heures du cours « dit » de communication n'ont pas pour but de faire de la communication au sens de la « com » mais de permettre aux étudiants de « cadrer » leur travail en cours (TPFE). Tout d'abord ils sont invités à le cadrer de manière personnelle en s'obligeant à préciser oralement le thème choisi, à l'inscrire dans une démarche et à en discuter collectivement avec les autres étudiants. Ce souci de cadrage a pour objectif de valoriser l'orchestration de la pensée autour du sujet choisi, de préciser les concepts de base, de dynamiser un plan et de le rendre cohérent. Cette « présentation » du contenu va de pair avec une « double exigence » qui n'est pas seulement formelle mais permet de mieux asseoir le contenu par le biais du langage. Première exigence : un respect de l'écrit (en tant qu'il n'est pas une reproduction par écrit mais un supplément permettant de mieux penser un travail) qui ne doit pas jouer un rôle secondaire par rapport au dessin ou à la photo (qui sont les instruments naturellement privilégiés par les étudiants). Deuxième exigence : un respect de l'oral qui, préparant les étudiants à la soutenance, est d'abord une incitation à la maîtrise langagière des concepts et notions auxquels ils ont recours, mais aussi une invitation à parfaire la mise en scène de l'exposition, et à susciter la volonté de discussion (ce qui n'est pas inutile quand on imagine que l'avenir professionnel des étudiants passe aussi par des discussions avec des commanditaires) ;
  • Mais ce premier cadrage nécessairement personnalisé s'accompagne d'un souci de « cadrer » parallèlement chaque sujet ou thématique sur le plan du contenu de manière à la fois étroite et large, micro et macro. Sans rentrer dans des débats théoriques ou « d'école » sur le paysage, l'hypothèse mise en avant est que le paysage a une double dimension locale et planétaire, ce qui invite à réfléchir sur les échelles et sur les flux.
    S'il faut privilégier la singularité du travail et de la démarche, l'étudiant doit également prendre conscience de l'enchevêtrement des interrogations. Ce qui conduit à inciter les étudiants à croiser des réflexions de tous ordres (paysagère, urbanistique, architecturale, anthropologique, politique, etc.) et à valoriser la dimension de la fiction et de l'imaginaire.
  • C'est parallèlement une invitation (mais le temps manque pour en faire un cours « au long cours » et articulé) à mettre en scène les concepts décisifs de la réflexion contemporaine sur les territoires et les espaces, à suggérer des lectures basiques (à commencer par le texte Espacements de Françoise Choay qui est distribué aux étudiants), à envisager des bibliographies, mais aussi à susciter des approches esthétiques où la vidéo (Van der Keuken, etc.) et le cinéma (Antonioni, Gus Van Sant, Kiarostami, etc.) devraient être privilégiés, en tant qu'art du mouvement, dans l'enseignement ;
  • Le suivi, oscillant entre des discussions collectives et des approches singulières, est assuré par mail ou sur rendez-vous pour les étudiants désireux de discuter de l'avancée de leur travail ou de trouver des repères bibliographiques. Tel est l'esprit de cet enseignement que conduit Olivier Mongin comme éditeur et non pas comme un spécialiste.
 
 
 
 

Modalités pédagogiques

cours de communication