Les grands travaux

 
 
Suite aux demandes répétées des directeurs du potager, l'architecte des Dehors, chargé des dépendances du château, lance en 1782, des aménagements pour améliorer les cultures et faciliter le travail. Les bâtiments sont réagencés, en particulier la maison édifiée par Mansart en 1683 pour La Quintinie.

Le Potager aussi est réaménagé : rétrécissement du grand bassin, transformation du perron de la terrasse du Midi en escalier à deux rampes percé d'une voûte qui facilite les trajets des jardiniers. Afin d'aérer les onze jardins situés le long de la terrasse nord, jugés trop humides, on supprime certains des murs en 1785, pour en faire cinq jardins, encore appelés aujourd'hui "les Onze", qui communiquent par des voûtes avec le Grand Carré. Les pierres sont réemployées pour réparer les voûtes, les terrasses, etc. Pour permettre l'accès des charrettes, les deux terrasses du Levant et du Couchant sont transformées en rampes de pente douce, tandis que leur déblai permet d'établir un niveau plus égal dans le Grand Carré. Une nouvelle grille est installée face à la rue d'Anjou ; à cette occasion, on essaye de corriger tant bien que mal l'alignement entre la rue et l'axe est-ouest du Potager. Le quartier du Parc-aux-Cerfs s'est progressivement construit, autour de la cathédrale Saint-Louis édifiée en 1740, selon un alignement très approximatif par rapport au Potager. Dans le même temps, tous les alignements du Potager furent repris, les treillages et leurs socles durent être renouvelés.
Après ces travaux colossaux, on songe en 1787 à doter le Potager de nouveaux moyens pour poursuivre le développement des productions.