Jean-Baptiste La Quintinie
Dévorant les écrits des auteurs anciens, en particulier les agronomes Pline et Columelle, il se mit aussi au fait des théories contemporaines, et s'exerça à la pratique dans le jardin de M. Tambonneau à Paris. Sa renommée le fit appeler par les grands de l'époque, et il créa des jardins potagers et fruitiers à Sceaux, Rambouillet. Louis XIV le débaucha pour diriger l'ancien potager de Louis XIII à Versailles.
En 1670, il est fait directeur de tous les jardins fruitiers et potagers royaux, charge créée pour lui. Tout en continuant à veiller sur ses anciennes créations, il est responsable des jardins royaux ainsi que des arbres de l'orangerie construite par Mansart. En 1678, il entreprend la création d'un nouveau potager qui le rend plus célèbre encore.
Soucieux d'avoir été parfois mal imité, La Quintinie rédige son Instruction pour les jardins fruitiers et potagers, publiée à titre posthume en 1690. Il y livre ses expériences dans le domaine des primeurs, mais aussi de la taille des fruitiers. Le premier, il met en évidence le rôle de la sève dans la croissance et la fructification des arbres fruitiers, ainsi que le système racinaire des arbres, et les précautions à prendre lors de leur transplantation.
Devant tant de services rendus, il est anobli en 1687 par Louis XIV. À sa mort le 11 novembre 1688, Louis XIV confia à sa veuve : "Madame, nous avons fait une grande perte que nous ne pourrons jamais réparer". La Quintinie, en effet, a eu beaucoup d'influence grâce aux liens tissés avec de nombreux savants et curieux de son époque, français ou étrangers, etc.