Action publique et projet de paysage

 
 


Dans cet axe, il s'agit de réfléchir aux représentations et aux pratiques sociales et politiques qui produisent les paysages. Les actions de recherche qui sont menées ont pour objectif commun de s'interroger sur le sens de la relation qui unit les formes matérielles des paysages, les pratiques et représentations qui les produisent, et les politiques publiques qui sont conduites, notamment pour réglementer ces pratiques et usages des territoires.

La question de la protection des paysages reconnus, institutionnalisés, qu'on peut aussi désigner comme paysages patrimoniaux, est toujours présente, notamment pour ce qui concerne les paysages ruraux (travaux souvent en lien avec les Parcs Naturels Régionaux, ou quant à la gestion des sites classés). Mais l'accent depuis quelques années est aussi mis sur les paysages urbains, ceux des espaces que les géographes appellent périurbains, « espaces intermédiaires » ou « ville diffuse ».

Il s'agit de mieux comprendre l'évolution de la qualification paysagère de ces espaces périurbains, de s'intéresser à l'émergence des discours sur les paysages ordinaires (dans le champ de la recherche, de la planification urbaine, et des professionnels de la conception d'espaces), mais aussi de repérer et d'étudier les situations où le paysage est porteur de projet de territoire pour requalifier ces espaces.

La question agricole, qui souvent occupe une bonne partie encore de ces espaces, mais aussi fait l'objet de dynamiques émergentes quant à leur écologisation, est une thématique forte de cette approche : les chercheurs de cet axe participent aux travaux sur l'agriculture urbaine et périurbaine, en les interrogeant sous l'angle du paysage comme représentation et comme forme matérielle et dynamique. Il s'agit aussi de s'intéresser aux processus de médiation qui ont lieu tant pour la connaissance que pour les projets de paysage.

 
 
 
 
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