Présentations du séminaire du 2 novembre 2016

 
 

Ambiances sonores des parcs et jardins urbains : des structures paysagères aux dispositifs de qualités sonores

 
 
 
 
Jeanne Lafon - Jardin du Palais Royal
 
 
 
 
Crédits d'auteur : Jeanne Lafon , Jardin du Palais Royal
 
 
 
 
Jeanne LAFON est paysagiste, diplômée de l'école de Paysage de Versailles en 2011. Elle est docteure en géographie du laboratoire MRTE de l'Université de Cergy-Pontoise depuis 2015. Sa thèse « Qualité sonore des parcs et jardins urbains. Caractérisation de la qualité sonore de six parcs et jardins d'Ile de France » sous la direction de Didier Desponds et de Catherine Lavandier a porté sur le patrimoine sonore des jardins en ville. Ses objectifs portaient sur la définition des outils et des processus de valorisation et de patrimonialisation de ce patrimoine sonore, ainsi que l'évaluation de ses effets.

Son intervention lors du séminaire du LAREP est une restitution des résultats de sa thèse. Elle y a mis l'accent sur les catégories d'analyse de l'espace sonore que son étude de terrain lui a permis de constituer. Présentant en détail la construction de sa « grammaire du paysage sonore », Jeanne LAFON propose un croisement interdisciplinaire entre la géographie, la psycho-acoustique et son regard de paysagiste sur l'espace des jardins en milieu urbain. Son étude, qui s'émancipe des travaux de l'équipe du Centre de Recherche sur l'Espace Sonore et l'environnement urbain (CRESSON) à l'Ecole d'Architecture de Grenoble, lui permet d'aborder les structures paysagères par le son, mais aussi la part subjective de l'environnement sonore. Grâce aux entretiens et aux prises de sons dans plusieurs jardins parisiens, Jeanne LAFON ouvre ainsi l'analyse de la perception des sons à la construction analogique d'un paysage, où sons et images redéfinissent l'expérience du jardin. Quels phénomènes de distorsions s'opèrent-ils dans les appréhensions sensorielles ? Quels types de tactiques de visiteurs engendrent ces appréhensions ? Sera-t-il possible de revenir sur les intentions sonores de concepteurs et d'interroger cette grammaire pour la conception de projets paysagers ?
 
 
 
 

S'engager dans l'espace. Le sensible, entre géographie, art et aménagement

Elise OLMEDO est géographe, diplômée de Paris I Panthéon-Sorbonne depuis 2011. Elle est docteure en géographie de l'Université de Paris I Panthéon-Sorbonne depuis 2015. Sa thèse « Cartographie sensible. Tracer une géographie du vécu par la recherche-création » sous la direction de Jean-Marc Besse a porté sur les cartographies qui explorent la dimension sensible de l'espace. L'étude des cartographies lui a permis d'investiguer les mondes de l'art, du paysage, de l'architecture et des sciences humaines et sociales. En particulier, son intérêt a été porté sur les analyses de l'image.

Son intervention « S'engager dans l'espace. Le sensible entre géographie, art et aménagement » lors du séminaire du LAREP propose une introduction à son travail de thèse et un retour sur les journées d'étude qu'elle a co-organisées en 2016, entre-autres dans le Potager du Roi de l'Ecole de Paysage de Versailles. Interrogeant la construction psychologique et sociale de la cartographie, Elise OLMEDO revient sur la pratique d' « écriture du sensible » des paysagistes et des artistes par leurs cartes sensibles. En plein essor dans le contexte contemporain, elle voit dans la cartographie sensible une pratique de l'espace. Celle-ci crée des situations d'expérimentation, où la carte devient un moyen de restitution de l'expérience, mais aussi une manière de faire le projet de l'espace. Interrogeant l'engagement de l'artiste dans l'espace par la création d'un protocole de recherche-création, la production de cartes tente de rendre visible ce qui, a priori, n'existe pas. L'expérience prend alors plus de sens que sa trace dans la cartographie sensible et révèle l'affirmation d'une individualité par une pratique artistique.