Thèse de Moez Bouraoui

 
 

Direction : P. Donadieu
ENGREF

L'agriculture, nouvel instrument de la construction urbaine. Etude de deux modèles agri-urbains d'aménagement du territoire. Le plateau de Saclay, à Paris, et la plaine de Sijoumi, à Tunis
Thèse soutenue en 2000

 
 
 
 

Résumé

Selon que l'on parle de pays pauvres, en voie de développement ou développés, la question de l'agriculture péri et intra-urbaine est abordée différemment.

Dans le monde occidental, les comportements sociaux des citadins évoluent. La ville apparaît comme un lieu d'inquiétude et la campagne se transforme en un refuge apprécié des citadins. Ainsi, l'agriculture en périphérie des villes s'est vue attribuée de nouvelles fonctions. Elle n'est plus seulement une simple activité économique dont la seule fonction est de produire des denrées alimentaires, mais aussi une composante spatiale valorisant l'environnement urbain et le cadre de vie des citadins : on parle alors de mise en paysage de l'espace rural périurbain où de nouvelles pratiques sociales de loisirs apparaissent

. Dans les pays pauvres ou en voie de développement, avec l'explosion urbaine contemporaine, la campagne périurbaine est devenue le lieu de projection de la ville. Lorsque celle-ci s'étale au point de générer une véritable région urbaine, le recul des espaces agricoles limitrophes est tel que leur importance se réduit dans le paysage périurbain à quelques parcelles interstitielles. Là où la pression urbaine est la plus forte, l'agriculture est en marge. Elle est exclue de la production territoriale et est fragilisée par le système de production de l'espace urbain.

Le maintien de l'agriculture au sein de l'espace périurbain passe manifestement, d'une part, par sa reconnaissance sociale et d'autre part, par son affirmation dans un nouveau processus de production du territoire de la ville.
 
 
 
 
 
 
 
 
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