Thèse de Samuel Périchon

 
 

Direction : P. Donadieu
ENGREF

L'inégale évolution de la densité des arbres dans les campagnes d'Ile et Vilaine. L'histoire récente vue par trois générations d'agriculteurs
Thèse soutenue en 2003

 
 
 
 

Résumé

La singularité des dynamiques paysagères en Ille et Vilaine et la diversité des paysages qui en résulte aujourd'hui, montrent à quel point la construction d'un territoire relève de confrontations permanentes de projets d'acteurs et de groupes sociaux différents sur des espaces eux-mêmes différents. En les matérialisant, les motifs des paysages agricoles deviennent ainsi symptomatiques de situations socioéconomiques particulières.

Dans les bocages, ce sont principalement les arbres des haies et les vergers qui jouent ce rôle d'information. Dès l'instant qu'on cesse de les voir comme de simples objets de nature, qu'on s'efforce de comprendre les raisons de leurs formes si variables d'une région à l'autre, on ne peut, il est vrai, qu'être interpellé par ce qu'ils suggèrent à ceux qui les regardent ou les façonnent.

Rien dans la matérialité des territoires campagnards ne relèverait donc du hasard. Les plantes ligneuses privilégiées par les agriculteurs, la manière dont ils gèrent leurs boisements, le fait de les accepter ou au contraire de tout mettre en uvre pour les exclure des champs tous ces comportements seraient en quelque sorte autant de réponses faites aux changements de la société dans laquelle ils vivent.

Pour vérifier cette hypothèse, on a tenté de décrypter à la faveur d'entretiens semi-directifs, de réunions et d'enquêtes par questionnaire, les représentations sociales qu'associaient les agriculteurs du département aux arbres et aux arbustes, aux haies et aux vergers qui les entourent ou qu'ils ont faits disparaître.
 
 
 
 
 
 
 
 
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