Les jardins grenoblois de bord de route, des vecteurs de projet à petites comme à grandes échelles

 
 

Séminaire du jeudi 19 janvier 2012, ENSP Versailles

Exposé de Magali Paris, ingénieur-paysagiste, maître-assistant associée à l'École nationale supérieure d'architecture de Grenoble, qui a consacré sa thèse aux petits jardins urbains en tant que vecteurs d'ambiances (Le végétal donneur d'ambiances. Jardiner les abords de l'habitat en ville - dir. Olivier Balaÿ et Sandra Fiori, thèse de l'Université de Grenoble mai 2011), sur une recherche en cours, menée sous la direction de Grégoire Chelkoff, architecte et professeur à l'ENSAG, et avec la collaboration de Marine Linglart, écologue.

 
 
 
 
Bords de route grenoble 510



 
 
 
 
© ENSAG/CRESSON, 2012
 
 
 
 

Résumé

Magali Paris est revenue sur les caractéristiques des jardins de bord de route, et la problématique du « choc des ambiances », c'est à dire de la confrontation d'univers contradictoires, qu'ils mettent en jeu. A travers les notions d' « ambiances » et de « milieux », elle a introduit l'hypothèse selon laquelle ces jardins pourraient être vecteurs de projets tout à la fois urbains et sociaux.

La méthodologie du programme de recherche repose sur trois approches :

  • pédagogique (travail de relevés quantitatifs et qualitatifs avec des étudiants en Master) ;
  • de terrain (observations ethnographiques, entretiens, prises de son) ;
  • et expérimentale (réalisation d'une « carte des potentialités » au niveau des délaissés).

L'équipe développe le concept d' « unités d'ambiances » comme outil privilégié. Dans un dialogue avec l'écologie, ces unités sont mises en rapport avec des formations végétales remarquables qui leur répondent, ou encore interrogées du point de vue de la fonctionnalité des espèces.

L'équipe s'est attachée à la mémoire des formes et des sons, mais aussi au partage des perceptions et des ressentis de ces lieux. Si la recherche se concentre pour l'instant sur l'échelle située, elle ambitionne d'étendre sa démarche à l'échelle du quartier, puis à l'échelle territoriale.

Plutôt que d'initier des projets, il s'agit de mettre en évidence des potentiels et de repenser la place du délaissé dans la réglementation urbaine existante.