Visibilités calculées dans la représentation du paysage. De la photogrammétrie à l'image numérique

 
 

Séminaire du jeudi 16 février 2012, ENSP Versailles

Exposé de Jean-François Coulais, géographe, ingénieur de recherche arts et métiers à l'Institut de l'image (Cluny). il travaille sur l'image de synthèse et son lien au patrimoine. Docteur EHESS, il a soutenu une thèse sous la direction d'Augustin Berque et d'Antoine Picon : « Images virtuelles et horizon du regard. L'expérience des visibilités calculées dans l'histoire des représentations urbaines et géographiques. »
 
 
 
 
Beautemps beaupre 510
 
 
 
 
Plan du port de Gravosa et de la rivière d'Ombla levé en 1809 - Charles-François Beautemps-Beaupré
© Centre historique des archives nationales- atelier de photographie
 
 
 
 

Résumé

L'exposé de J-F. Coulais sur les visibilités calculées fut l'occasion d'interroger notre regard sur les images construites (par exemple les images numériques), par opposition aux images perceptives. La photogrammétrie, qui remonte à la fin du XVIIIe siècle, est une technique permettant de produire des mesures à partir de relevés dessinés, puis photographiques. Cet « art de mesurer avec des images » connut de nombreuses applications, en particulier cartographiques.

La technique photogrammétrique a occasionné des changements dans nos rapports au monde. En effet, ces images ont tendance à « créer un écran entre le réel et ce qu'on perçoit du réel »...

Enfin, il fut proposé un « état des lieux » des technologies, représentations et outils numériques du projet de paysage en 2012, avec deux grandes familles d'outils : la CAO (conception assistée par ordinateur) et les SIG (systèmes d'information géographique), donnant lieu à un débat sur le statut de l'image numérique comme dispositif de médiation du projet.